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Marouette fuligineuse

MAROUETTE FULIGINEUSE
Marouette fuligineuse - Photo Jean Kape

Marouette fuligineuse – Photo Jean Kape


ASPECT ET IDENTIFICATION
Marouette fuligineuse - Photo Caroline Blanvillain

Marouette fuligineuse – Photo Caroline Blanvillain

15 cm. Mâle et femelle d’apparence identique. C’est un petit râle sombre (brun à noir) aux pattes et aux yeux rouges. Le dessous de la queue est parsemé de petites taches blanches peu visibles. Plutôt discrète, cette espèce est particulièrement difficile à voir si elle n’est pas en activité.

Ordre : Gruiformes

Famille : Rallidae

Catégorie : Oiseaux terrestres à large distribution


DISTRIBUTION

Présente aux Australes (Rimatara), aux Tuamotu (Hiti et Rangiroa notamment), aux Marquises et à Tahiti (Baie de Port Phaëton, Presqu’île). Elle est maintenant éteinte aux Gambier. L’espèce est présente également aux Philippines, en Australie, aux Iles Fidji, Tonga, Samoa et Cook ainsi qu’à Pitcairn.


CARACTÉRISTIQUES

Dans les îles hautes, elle fréquente les zones marécageuses, les tarodières et les forêts humides jusqu’à 1500 mètres d’altitude mais aussi les champs de fougères. Dans les atolls, elle est présente au bord des petites mares, dans les forêts de puatea (Pisonia grandis) ou les cocoteraies. Elle passe le plus souvent inaperçue.

Ses cris sont très variés, sonores et surprenants. Les sons les plus fréquents sont des trilles* rapides émis plusieurs fois de suite à la tombée de la nuit et à l’aurore. On distingue des « ouit-ouit-ouit… »hou-hou-hou… » forts et audibles de très loin ou encore des sons d’une tonalité intermédiaires entre le « tip » et le « tep » ou le « pic » et le « peuk », émis par saccades et audibles seulement de près.

Débris végétaux et petits invertébrés capturés au sol.

Le nid est une coupe faite de brindilles et de fougère. Il est placé dans une dépression à l’abri d’un couvert végétal (touffe de fougères par exemple). La ponte est constituée de 3 œufs chamois pâle de 30 x 23-24 mm mouchetés de petits points bruns situés à l’extrémité la plus large. Les poussins semblent suivre l’adulte au bout de quelques jours. Les oiseaux nicheraient toute l’année.

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.

Bibliographie :
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/778908
http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?avibaseid=C15FF1EB625BBFA2
http://www.hbw.com/ibc/species/spotless-crake-zapornia-tabuensis

NOMS

Nom scientifique : Zapornia tabuensis (Gmelin, 1789)

Noms polynésiens :
Meho (Tahiti), moho (Tuamotu), kororo-iva (Mangareva), koao (Marquises), moo (Rurutu), moho (Tubuai, Rimatara), koto koto (Rapa)

DISTRIBUTION
  • Société (presqu’île de Tahiti)
  • Australes
  • Tuamotu
  • Marquises
  • Philippines
  • Australie
  • Iles Fidji
  • Tonga
  • Samoa
  • Cook
  • Pitcairn

STATUT ET PROTECTION
L’espèce, largement distribuée dans le Pacifique, n’est pas menacée. Toutefois, les populations présentes en Polynésie française sont victimes d’une forte prédation exercée par les rats, les chats et les chiens. De plus, la population de Tahiti doit faire face à la détérioration voire la disparition des zones marécageuses situées en bord de mer, notamment en baie de Port Phaëton.
L’espèce est classée « préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge mondiale de l’UICN mais « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge UICN 2015 (France et Polynésie française).
L’espèce est inscrite en catégorie A sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française.