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Pétrel de Tahiti

PÉTREL DE TAHITI
Pétrel de Tahiti - Photo Fred Jacq

Pétrel de Tahiti – Photo Fred Jacq


ASPECT ET IDENTIFICATION

38-44 cm. Mâle et femelle d’apparence identique. Tête, gorge, dos et ailes noires; ventre blanc. Peut être confondu avec le Pétrel à poitrine blanche, Pterodroma alba, dont le plumage est identique mais qui a quelques plumes blanches, peu visibles, sur la gorge. Son bec, fort et noir, est caractéristique de celui des pétrels : il est crochu à son extrémité et surmonté de deux tubes cornés au bout desquels s’ouvrent les narines. Les pattes sont noir et rose. Contrairement au Pétrel à poitrine blanche, il ne survole ses colonies que de nuit. En revanche, on le voit très fréquemment voler en rasant les flots dans la journée aux alentours de Tahiti et des îles Sous-le-Vent. Il alterne de larges battements d’aile à des longs vols planés et sa queue, cunéiforme, apparaît pointue en vol.

Ordre : Procellariiformes

Famille : Procellaridae

Catégorie : Oiseaux marins


DISTRIBUTION

Se reproduit à Tahiti, Moorea, aux îles Sous-le-Vent (Raiatea, Bora-Bora), aux Marquises (Ua Huka, Tahuata), aux Gambier (Mangareva), aux Australes (Raivavae) et peut-être aux îles Cook (Rarotonga); on le rencontre également en Nouvelle-Calédonie, à Fidji et aux Samoa américaines.


CARACTÉRISTIQUES

C’est un oiseau solitaire en mer. Il niche sur les îles volcaniques uniquement. Les nids peuvent être établis jusqu’à 12 km à l’intérieur des terres sur Tahiti. Il creuse ses terriers dans des zones d’altitude (corniches, crêtes, pentes) qui peuvent être boisées. Les oiseaux ne visitent leur nid que la nuit. Pour repartir, ils grimpent le long des troncs car ils ont besoin d’une hauteur suffisante pour reprendre leur envol.

Sifflements et grincements d’abord graves puis aigus, longs « ou—–ouit » émis la nuit. Chante principalement en vol, mais parfois aussi au sol à l’entrée du terrier.

Calamars, crustacés et petits poissons. Il plonge en vol pour capturer ses proies.

De janvier à mai, il niche dans un terrier qu’il creuse ou dans des cavités naturelles, dans les montagnes près de la mer. La ponte est constituée d’un œuf blanc, de 70 x 45 mm. Les deux sexes incubent puis nourrissent le jeune.

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.


Bibliographie :
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/442281/tab/statut
http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?avibaseid=FCFBB7D9A628EF5D
http://ifrecor-doc.fr/items/show/1283
http://www.birdlife.org/datazone/species/factsheet/22697925
http://www.hbw.com/ibc/species/tahiti-petrel-pseudobulweria-rostrata

NOMS

Nom scientifique : Pseudobulweria rostrata (Peale, 1848)

Noms polynésiens :
Noha (Tahiti, Moorea, Tahuata)

DISTRIBUTION
  • Société : Tahiti, Moorea, îles Sous-le-Vent
  • Gambier : Mangareva
  • Marquises : Ua Huka, Tahuata
  • Australes : Raivavae
  • Fidji
  • Nouvelle-Calédonie
  • Samoa américaines

STATUT ET PROTECTION

Même si l’espèce n’est pas encore menacée, elle est proche de l’être, et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, les nombreuses espèces introduites en Polynésie (chats, cochons, chiens) exercent une prédation sur les adultes lorsqu’ils se posent au sol la nuit pour rejoindre leurs nids. L’impact des rats sur les nichées de cette espèce reste peu connu, mais est probable au moins sur les œufs. Par ailleurs, les Polynésiens utilisent les plumes blanches de cet oiseau pour la pêche. Il est fréquent que ces pétrels, surtout les jeunes, soient attirés par la lumière et tombent sur le sol près des routes où ils sont ramassés avant de pouvoir repartir. Les gens pensent alors naïvement que ces oiseaux ne savent pas voler alors qu’il est facile de leur permettre de reprendre leur envol en les rapprochant du rivage, ou en grimpant un peu en altitude pour les lancer dans les airs. Attention, il faut le faire le plus vite possible car les oiseaux qui passent trop de temps chez les gens avant d’être relâchés sont incapables de reprendre leur envol soit par malnutrition entraînant une faiblesse générale, soit à cause d’une atrophie musculaire.

L’espèce est classée « Quasi menacée » (NT) sur la liste rouge mondiale de l’UICN.

C’est une espèce protégée en catégorie A par le Code de l’environnement en Polynésie française.