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Les programmes BEST dans la Newsletter N°2 du BAE

Les programmes BEST dans la Newsletter N°2 du BAE

Ce numéro de la newsletter du Bureau des Affaires Européennes (BAE) vous présente un approfondissement sur le programme BEST.

Vous trouverez ci-dessous une présentation du programme et des 6 lauréats de l’appel à propositions lancé en 2016 pour des petites subventions.

 

Le programme BEST en Polynésie française et ses lauréats

Le programme BEST 2.0 est un programme d’appui pour les Pays et Territoires d’Outre-Mer européens (PTOM) et leurs acteurs, soutenu par la Commission européenne dans le cadre de l’initiative B4Life (Biodiversity for Life).

Le programme vise à promouvoir la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable des ressources naturelles et des services écologiques, ainsi que l’approche écosystémique pour l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets.

Afin de pouvoir apporter des subventions, le Programme BEST 2.0 organise des appels à projets pour financer des actions de terrain, à la fois au niveau local et régional.

 

Deux appels à proposition publiés en Polynésie française, en 2015 et en 2016

https://www.service-public.pf/daiep/2017/11/29/le-programme-best-en-polynesie-francaise-et-ses-laureats/

  • Le premier appel à proposition a été publié en septembre 2015 et concernait les subventions moyennes, pour des projets entre 12 et 48 millions XPF.

Deux propositions ont été choisies par la Commission Européenne:

– la « Ceinture Bleue de Biodiversité du Pacifique », projet à l’échelle régionale proposé par le Secrétariat du Programme Régional Océanien de l’Environnement (PROE) et

– « Sauver de l’extinction les deux oiseaux les plus menacés de Polynésie française », présenté par l’Association Société d’Ornithologie de Polynésie MANU.

  • Le deuxième appel à projets BEST 2.0 publié en avril 2016 concernait les petites subventions, pour des projets financés jusqu’à 12 millions XPF. Dans le cadre des petites subventions, le programme a également mis à disposition des formations pour renforcer les capacités des petites organisations.

 

Description des 6 projets financés en Polynésie française suite à l’appel à proposition de 2016

1. Tukemaragai: restauration écologique des petites îles du Sud-Est des Gambier – Commune des Gambier

Le projet « Tukemaragai », financé par BEST à la hauteur de 9 millions XPF, est mis en œuvre depuis avril 2017 et jusqu’à septembre 2018 (18 mois) par la Commune des Gambier.

Le projet vise à restaurer l’habitat et l’avifaune de 3 îlots des Gambier : Manui, Kamaka et Makaroa, et plus particulièrement à reboiser les zones érodées et celles envahies par des plantes envahissantes ainsi qu’à inciter la nidification d’oiseaux marins.

2. Conservation des vestiges de forêts naturelles du plateau de Maraeti’a, vallée de la Punaruu, Tahiti – Association Te rau atiati a tau a hiti noatu

Le projet « Conservation des vestiges de forêts naturelles du plateau de Maraeti’a, vallée de la Punaruu, Tahiti», financé par BEST à la hauteur de 6 millions XPF, est mis en œuvre depuis avril 2017 et jusqu’en mars 2018 (12 mois) par Te rau atiati a tau a hiti noa tu (Union pour la sauvegarde de la nature) sur l’Île de Tahiti.

Ce projet vise à conserver et restaurer des forêts naturelles du plateau de Maraeti’a, un petit plateau d’une superficie de 20 hectares localisé dans la haute vallée de la Punaruu sur l’île de Tahiti. Le site est important d’un point de vue écologique et culturel ; il présente un vestige de forêt naturelle relativement bien préservé et unique en Polynésie française de par sa structure et sa composition floristique (il présente d’importantes populations d’espèces endémiques protégées et menacées de disparition), mais également des structures archéologiques intéressantes.

3. Conservation du Martin-chasseur de Niau, en danger critique d’extinction, par la communauté locale – Associations Vaitamae et la SOP MANU

Le projet « Conservation du Martin-chasseur de Niau, en Danger Critique d’Extinction, par la Communauté Locale», financé par BEST à la hauteur d’environ 6 millions XPF, est mis en œuvre depuis février 2017 et jusqu’en juillet 2018 (18 mois) par l’Association Vaitamae en partenariat avec la Société D’Ornithologie de Polynésie – Manu sur l’atoll de Niau, Îles Tuamotu.

Le Martin-chasseur de Niau n’existe plus que sur l’atoll de Niau, dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française. Cette île fait également partie de la Réserve de Biosphère de Fakarava (UNESCO). Le risque de prédation du Martin-chasseur par les chats est le principal facteur limitant la croissance de la population identifié. Les juvéniles sont très vulnérables à la prédation. Un autre facteur limitant important est l’altération de l’habitat et la coupe des troncs morts de cocotier servant à l’établissement des nids.

4. Renforcement des capacités locales pour la protection du patrimoine naturel terrestre de Rimatara – Association Rima’ura >> projet présenté dans l’interview avec Boniface Ioane, qui suit cet article.
https://www.service-public.pf/daiep/2017/11/29/interview-de-boniface-ioane-association-rimaura-programme-best-2/

5. Hei Moana, Les sentinelles de l’Océan – Association Te mana o te moana

Le projet « Hei Moana, Les sentinelles de l’Océan», financé par BEST à la hauteur de 6 millions XPF, est mis en œuvre depuis février 2017 et jusqu’en janvier 2018 (12 mois) par l’Association Te Mana O Te Moana, basée à Moorea.

Le milieu marin polynésien abrite plusieurs espèces marines emblématiques telles que les tortues marines ou les cétacés. Ces espèces, pour la plupart en danger d’extinction, sont intégralement protégées en Polynésie française. Cependant, de nombreuses activités anthropiques constituent une réelle menace pour celles-ci ainsi que pour les récifs coralliens. De plus la Polynésie française est très vulnérable face au changement climatique.

6. Sauvegarde de la flore menacée de l’atoll soulevé de Anaa et définition de zones prioritaires de conservation basées sur la flore et la faune – Association Pu Tahi Haga no Ganaa

Le projet « Sauvegarde de la flore menacée de l’atoll soulevé de Anaa et définition de zones prioritaires de conservation basées sur la flore et la faune », financé par BEST à la hauteur de 6 millions XPF, est mis en œuvre depuis avril 2017 et jusqu’à mars 2018 (12 mois) par l’Association Pu Tahi Haga no Ganaa sur l’atoll de Anaa, aux Îles Tuamotu.

Le projet s’inscrit dans le contexte de la raréfaction des forêts naturelles d’atoll en raison de la coprahculture intensive et des incendies récurrents liés aux pratiques agricoles. La flore et la faune des atolls soulevés des Tuamotu (essentiellement Makatea, Niau, Anaa) sont beaucoup plus riches que celles des atolls bas voisins avec en général 2 à 3 fois plus de plantes indigènes et plusieurs plantes et oiseaux endémiques. A ce titre, et à l’échelle de l’archipel des Tuamotu, les actions de conservation concernant ces atolls sont une priorité.

 

Par Eleonora AVAGLIANO| novembre 29th, 2017|Affaires Européennes, Newsletter N°2