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Chevalier des Tuamotu

CHEVALIER DES TUAMOTU

ASPECT ET IDENTIFICATION

17 cm. Petit bécasseau au plumage marron à brun tacheté de fauve et de gris beige. Le corps s’éclaircit sur la gorge, la poitrine et le ventre. Une bande claire au-dessus de l’œil délimite très nettement une calotte brune. Une bande sombre passe par l’œil dans le prolongement du bec. Il existe des individus au plumage foncé et d’autres au plumage clair. Le bec est fin et noir. Les pattes sont longues et sombres. Les titi sont particulièrement identifiables par leur comportement curieux et confiant. Ils semblent ne jamais avoir conscience d’un quelconque danger, aussi accourent-ils sans crainte vers le nouvel intrus qui pourra se voir rapidement entouré par plusieurs individus très intrigués. De fait, ce comportement s’avère catastrophique en présence de prédateurs potentiels. Le vol, battu, a la caractéristique d’être parfois presque vertical ou stationnaire.

Ordre : Charadriiformes

Famille : Scolopacidae

Catégorie : Oiseaux terrestres endémiques


DISTRIBUTION

Endémique de l’archipel des Tuamotu. L’espèce n’est plus recensée que dans quelques atolls exempts de prédateurs introduits ou possédant sans doute encore quelques îlots indemnes qui leur permettent de se maintenir : Tenararo, Morane, Tahanea, Reitoru, Anuanuraro, Raraka et Raroia. Les effectifs y varient selon les îles de quelques dizaines à plusieurs centaines d’individus. Les îles de Anuanuraro et de Nukutavake ont besoin d’être re-prospectées pour y vérifier la présence de l’espèce signalée dans les années 90.


CARACTÉRISTIQUES

Atolls des Tuamotu où chiens, cochons, chat et rats (quelle que soit l’espèce) sont absents. Dans les îles très préservées, ils vivent aussi bien sur la bordure océanique et lagonaire que dans les forêts centrales.

« titi » successifs répétés à plaisir ou petits couinements plaintifs de chiots. Un chant caractéristique est lié à une parade au cours de laquelle l’oiseau abaisse les ailes et relève sa queue à la verticale.

Insectes divers dont fourmis, sauterelles, coléoptères. Ils semblent également consommer des débris végétaux et mangent les étamines du pokea (Portulaca lutea). Les titi plongent parfois le bec dans les corolles des fleurs de naupata (Scaevola taccada) pour en consommer le pollen et le nectar ou pour capturer les fourmis qui affectionnent cette zone.

Peu d’éléments concernant la nidification sont disponibles à ce jour. Au cours des quatre-vingt dernières années, seuls deux nids ont été décrits chez cette espèce. Le premier, trouvé en 1922, était composé d’herbes sèches rassemblées dans une dépression du rivage. La seconde observation date d’octobre 2002. Le nid, probablement en construction, semblait très régulièrement visité par les oiseaux. Celui-ci était constitué d’une simple dépression circulaire (de 9 cm de diamètre et de 2 à 3 cm de profondeur) creusée à même le sol sous des palmes de cocotiers tombées à terre et dépourvue de tout débris végétal.
Les cochons sont des prédateurs potentiels directs. Il est à noter que l’intrusion du rat polynésien en un lieu encore indemne peut provoquer la disparition pure et simple des titi présents. Toute nouvelle localisation revêt donc un intérêt capital pour sa sauvegarde et doit être signalée sans délai à la S.O.P.

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.

Bibliographie :
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/778910
http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?avibaseid=40EB31D01405CF00
http://www.hbw.com/ibc/species/tuamotu-sandpiper-prosobonia-parvirostris

NOMS

Nom scientifique : Prosobonia parvirostris (Peale, 1848)

Noms polynésiens :
Titi (Marutea sud), kivikivi (Mangareva)

DISTRIBUTION
  • Tuamotu
  • Gambier (éteint)

STATUT ET PROTECTION

Cet oiseau a disparu des Gambier et d’un grand nombre d’atolls des Tuamotu entre la fin du 19ème et la 1ère moitié du 20ème siècle.

L’espèce est inscrite en catégorie A sur la liste des espèces protégées par la réglementation territoriale de Polynésie française. Elle est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge de l’UICN.