Informations

Nom scientifique : Prosobonia parvirostris

Noms polynésiens : tītī (Tuamotu), kivikivi (Mangareva)

Ordre : Charadriiformes

Famille : Scolopacidae

Alimentation : Insectes, débris végétaux, étamines, graines et pétales du pourpier

Habitat : Partout sur les motu, sur les bordures océaniennes riches en gāpata (Scaevola taccada)

Statut : EN (En danger) - UICN International & Cat A DIREN

Présentation de l’espèce

Le Chevalier des Tuamotu (Tuamotu sandpiper) fait 17cm de longueur totale. La femelle est légèrement plus grosse que le mâle. C’est un petit bécasseau au plumage marron à brun tacheté de fauve et de gris beige. Le corps s’éclaircit sur la gorge, la poitrine et le ventre. Une bande claire au-dessus de l’œil délimite la calotte brune. Un trait sourcilier sombre traverse l’œil. Certains individus sont plus clairs, indépendamment du sexe ou de l’âge et peuvent présenter une ou plusieurs plumes blanches dans des zones très diverses. Le bec est fin, droit et noir. Les pattes sont longues et de couleur variable : jaune, brun sombre, bleue ou verte. Elles sont claires chez les juvéniles. L’espèce est endémique de l’archipel des Tuamotu-Gambier. Initialement très largement répandue aux Tuamotu et présente aux Gambier, elle était répertoriée au début du XXe siècle sur plus d’une vingtaine d’îles. Elle n’était plus signalée récemment que sur huit atolls : Tahanea, Anuanuraro, Reitoru, Raraka, Aratika, Vahanga, Tenararo et Morane. La petite population découverte à Kauehi en 2011 n’a jamais été retrouvée par la suite – les habitants auraient introduit un chat sur leur motu afin de protéger ces oiseaux des rats !

Le Chevalier des Tuamotu est menacé d’extinction. C’est probablement une des plus anciennes espèces ayant colonisé la Polynésie française, car elle a divergé des autres chevaliers il y a 30 mil- lions d’années, bien avant l’émergence des îles de la Société et desMarquises. À cette époque, seules les îles des Tuamotu étaient présentes. Elle a déjà disparu de plus de 16 îles des Tuamotu-Gambier et n’est plus abondante que sur 2 des 8 îles où elle persiste.

Les actions pour sa sauvegarde

  • Lutte contre les espèces invasives : l’association a effectué en 2015, avec l’aide de la communauté internationale, une opération d’éradication de espèces introduitessur six motu et îlots des Tuamotu Gambier. Cinq d’entre eux ont été effectivement débarrassés des rats, lapins, chats et/ou cochons qui la peuplaient. Ce succès devrait permettre à cette espèce de reconquérir des îles pour la première fois de son histoire contemporaine.
  • Biosécurité/ Protection par la population : L’inspection des bateaux et marchandises en partance pour ses dernières îles doit être faite systématiquement pour prévenir l’introduction ou la réintroduction des espèces exotiques envahissantes (EEE) menaçant sa survie.
  • Une sensibilisation des habitants à cette biosécurité est en cours sur certaines îles, mais devrait être étendue: formation et sensibilisation des habitants et usagers (pêcheurs, propriétaires d’îlots), mise en place de panneaux d’information sur les EEE à risque à ne surtout pas introduire sur leurs motu, sensibilisation des bateaux de commerce et des transporteurs pour éviter l’introduction accidentelle d’espèces nuisibles, information du policier municipal aux principes de la biosécurité, implication des autorités locales, des habitants et des acteurs économiques pour garantir l’efficacité des mesures, intégration de la biosécurité dans les pratiques locales et réglementations communales
  • Surveillance : un contrôle régulier dans les zones où il persiste couplé d’une surveillance des EEE en présence serait indispensable pour sa survie à moyen et long terme.

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