Informations

Nom scientifique : Gygis microrhyncha

Noms polynésiens : pitake (Nuku Hiva) ; tōtake (Ua Huka), īnake (Ua Pou) ; kōtaè, kōtake (Hiva Oa, Tahuata) ; ôtaè (Fatu Iva)

Ordre : Charadriiformes

Famille : Sternidae

Distribution : Marquises

Alimentation : des petits poissons, des céphalopodes et parfois des insectes

Habitat : espèce pélagique nichant souvent à l’intérieur des terres, dans les vallées des îles hautes

Statut : LC(Préoccupation mineure) – UICN International

Présentation de l’espèce

L’oiseau mesure 23 cm. Le mâle et la femelle sont d’apparence identique. Cet oiseau blanc possède des yeux noirs, cerclés de noir, il arbore une queuefourchue et des ailes pointues. Son aspect est similaire à celui de la Gygis blanche dont il se distingue morphologiquement par sa taille, plus petite, et un bec plus effilé, entièrement noir, alors que celui de la Gygis blanche est bleu électrique à la base. Selon les auteurs, la Gygis à bec fin est considérée comme une espèce à part entière ou une sous-espèce de G. alba, ce qui est actuellement l’hypothèse privilégiée mais toujours discutée, car ces différences phénotypiques sont bien marquées. Les pattes sont bleu-sombre, avec des palmures couleur chair. Le poussin est blanc, moucheté de gris, le juvénile est blanc, avec des plumes de couverture bordés de marron.

 

Pour en savoir plus, consultez le « Guide des oiseaux de Polynésie française » : https://www.haerepo.com/blanvillain_oiseaux.html

Les actions pour sa sauvegarde

La Gygis à bec fin n’est pas une espèce menacée d’après la communauté internationale (quelques dizaines de milliers de couples). Elle serait cependant victime d’une hybridation de plus en plus importante avec l’autre espèce G. alba/candida. Malheureusement, elle est également victime de la prédation par le chat, et semble bien plus commune à Ua Huka, où le Rat noir est absent, qu’à Fatu Hiva, où il est présent. L’île de Moho Tani, indemne du Rat noir, abrite une colonie essentielle pour cette espèce, qui comprend plusieurs milliers de couples.

Il n’y a pour l’heure aucun programme de conservation spécifique à cette espèce, néanmoins sur Ua Huka, les actions de biosécurité et de restauration d’habitat menées par l’Association Vaiku’a profite également à la sauvegarde de la Gygis à bec fin.

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