Le lori ultramarin (ultramarine lorikeet) long de 18 cm, présente un plumage bleu turquoise à bleu de Prusse, avec des pattes et mandibules orange vif. La tête est bleu turquoise sur le front, et bleu de Prusse sur la calotte. Les joues et la gorge sont blanches tachetées de bleu. Le ventre est blanc vers l’avant puis bleu de Prusse tout comme sa poitrine. La queue est bleu turquoise et se termine dans les tons blancs. Les juvéniles ont un plumage plus sombre qui s’éclaircit progressivement. Sociale et non territoriale, l’espèce se rassemble en petits groupes de tailles variables, probablement familiaux, mais pas exclusivement. L’espèce niche dans une cavité d’arbre et pond au minimum deux œufs blancs, de 22 x 18 mm, entre septembre et janvier. L’espèce est endémique stricte des îles Marquises, elle était encore présente au siècle dernier à Nuku Hiva et à Ua Pou. En 1941,deux individus ont été relâchés à Ua Huka. C’est désormais cette île qui lui sert d’ultime refuge. Le pīhiti est en danger critique d’extinction, ayant disparu de ces dernières îles après l’arrivée du Rat noir. En 2018, on dénombrait environ 1800 individus. Empêcher l’arrivée du rat noir et d’autres espèces invasives sur cette île est essentiel, car elle est désormais son dernier et unique refuge. La création pour le lori ultramarin d’une population de sécurité sur une autre île de Polynésie est une priorité.
Pour en savoir plus, consulter le Guide des oiseaux de Polynésie française :
Biosécurité à quai : Initiée par la SOP Manu en 2012 avec l’installation de stations de raticide sur les quais de l’île, la biosécurité à Ua Huka s’est renforcée en 2015 avec l’arrivée du premier chien détecteur de rat noir. Un deuxième chien a été introduit en 2021, suivi d’un troisième en 2023 après le décès du premier. Depuis 2014, ces actions sont menées par l’association locale Vaiku’a i te manu o Ua Huka.
Contrôle des espèces exotiques envahissantes : Depuis 2020, Vaiku’a mène des actions de prévention contre l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (EEE) telles que la petite fourmi de feu, le bulbul à ventre rouge, le martin triste, ainsi que des plantes invasives comme Miconia calvescens ou le Tulipier du Gabon.
Contrôle des plantes invasives : Des campagnes bénévoles sont régulièrement organisées pour limiter la prolifération des espèces végétales envahissantes déjà présentes sur l’île, notamment le jambosier et le goyavier de Chine.
Restauration des habitats : Depuis 2022, Vaiku’a a lancé un projet ambitieux de reboisement dans les zones essentielles à la faune aviaire endémique.
Sensibilisation : L’association mène des actions de sensibilisation auprès des scolaires, des communautés locales et des décideurs politiques pour promouvoir la conservation de la biodiversité de l’île.