Informations

Nom scientifique : Pomarea mendozae

Noms polynésiens : kōmaò etua

Ordre : Passeriformes

Famille : Monarchidae

Distribution : Moho Tani

Alimentation : Insectes, araignées & lézards de petite taille

Habitat : Forêts, forêts mixtes, régions littorales pour les jeunes

Statut : EN (En danger) – UICN International & Catégorie A – DIREN

Présentation de l’espèce

Le Monarque marquisien (Marquesas Monarch) mesure au total 17cm. Les mâles sont noirs et les femelles sont blanches, à l’exception de la tête et du bord antérieur des ailes qui sont noirs. Les juvéniles et les jeunes adultes sont marron-orange avec des tâches marron sombre qui s’accentuent avec l’âge chez les mâles, alors que les femelles blanchissent. Les pattes sont gris-noir et le bec est gris. Initialement présent à Tahuata, à Hiva Oa et à Moho Tani (groupe sud des Marquises), il ne persiste plus que sur cette dernière île.

Le kōmaò etua a survécu à Moho Tani, car cette île est encore indemne de Rats noirs, contrairement à toutes les autres îles citées plus haut. L’inspection systématique des marchandises et des bateaux à destination de Moho Tani pour prévenir sa colonisation par ce rongeur est donc une priorité absolue. En 2018, sa population comptait 414 individus (331-497), alors que les recensements antérieurs faisaient état de 80 à 110 couples. Ce dernier refuge, pourtant classée par le Pays, se détériore progressivement, car il sert paradoxalement de réserve à des moutons, qui perturbent la repousse de sa forêt naturelle.

Reproduction : toute l’année. Un seul jeune est produit par nichée en général. Les nids se trouvent dans de grands arbres.

Pour en savoir plus, consulter le Guide des oiseaux de Polynésie française :

http://www.haerepo.com/blanvillain_oiseaux.html

Les actions pour sa sauvegarde

  • Biosécurité : prévention contre l’arrivée du Rat noir sur Moho Tani L’inspection systématique des marchandises et des bateaux est essentielle pour empêcher l’introduction du Rat noir sur l’île. Pour le moment cette protection par la population ou veille, biosécurité, n’est pas encore assez rentrée dans les mœurs, ni prise en charge par les associations locales, ce qui peut placer cette espèce à la merci d’un bateau inconscient amenant des rats à bord puis sur l’île…
  • Protéger les arbres essentiels (Thespesia populnea, Cordia subcordata) contre la surexploitation et l’action des rats polynésiens et des moutons qui saccagent l’habitat de l’île et contribue à sa désertification.
  • Évaluer et contrôler les chats harets, dont l’impact sur l’espèce est inconnu.
  • Prévenir l’introduction d’autres espèces envahissantes, comme des oiseaux porteurs de maladies ou des fourmis menaçant la biodiversité.

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