Pour en savoir plus, consultez le Guide des oiseaux de Polynésie française :
L’espèce n’étant pas considérée comme menacée, aucun programme de sauvegarde spécifique n’est en place. Cependant, les habitants de Nuku Hiva et de Ua Huka observent une diminution des effectifs de cette espèce sur leur île, tandis que la géopélie zébrée, une espèce introduite, semble gagner du terrain.
À Ua Huka, la pérennité du kōmako est favorisée par les actions menées pour la conservation du Lori ultramarin et du Monarque iphis :
Biosécurité à quai : Initiée par la SOP Manu en 2012 avec l’installation de stations de raticide sur les quais de l’île, la biosécurité à Ua Huka s’est renforcée en 2015 avec l’arrivée du premier chien détecteur de rat noir. Un deuxième chien a été introduit en 2021, suivi d’un troisième en 2023 après le décès du premier. Depuis 2014, ces actions sont menées par l’association locale Vaiku’a i te manu o Ua Huka.
Contrôle des espèces exotiques envahissantes : Depuis 2020, Vaiku’a mène des actions de prévention contre l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (EEE) telles que la petite fourmi de feu, le bulbul à ventre rouge, le martin triste, ainsi que des plantes invasives comme Miconia calvescens ou le Tulipier du Gabon.
Contrôle des plantes invasives : Des campagnes bénévoles sont régulièrement organisées pour limiter la prolifération des espèces végétales envahissantes déjà présentes sur l’île, notamment le jambosier et le goyavier de Chine.
Restauration des habitats : Depuis 2022, Vaiku’a a lancé un projet ambitieux de reboisement dans les zones essentielles à la faune aviaire locale.
Sensibilisation : L’association mène des actions de sensibilisation auprès des scolaires, des communautés locales et des décideurs politiques pour promouvoir la conservation de la biodiversité de l’île.