Monarque de Tahiti

'ōmāma’o - Pomarea nigra

Le Monarque de Tahiti aussi appelé localement ‘omama’o fait face à 10 des 100 pires EEE de la planète.
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L’ ESPÈCE

Le Monarque de Tahiti, Pomarea nigra, de son nom tahitien ‘ōmāma’o est classé “en danger critique d’extinction” (CR) sur la liste rouge de l’UICN. Il est strictement endémique de l’île de Tahiti. Autrefois présent sur tout le pourtour de l’île, seuls 21 individus furent identifiés en 1998 au début de son sauvetage par la SOP. L’espèce était alors au bord de l’extinction. Grâce aux actions de sauvegarde menées depuis 25 ans, ses effectifs atteignent 136 individus en 2023. La population est en légère augmentation, avec au moins 150 adultes recensés en 2024.

Les menaces

Cet oiseau fait face à 10 des 100 espèces les plus envahissantes de la planète, qui menacent sa survie :

  • Le Rat noir (Rattus rattus) constitue sa principale menace (prédation des œufs, des poussins et des femelles qui couvent la nuit).
  • Le Merle des Moluques, le Bulbul à ventre rouge, le Busard de Gould et le chat haret s’attaquent aux nids et aux adultes.
  • La perte de son habitat est également une menace car sa forêt est envahie de pestes végétales, telles que le Tulipier du Gabon et le Miconia.
  • Les chèvres et les cochons sauvages accentuent cette situation.
  • En 2014, la Petite Fourmi de Feu (Wasmannia auropunctata), l’une des pires fourmis invasives au monde pour ses dégâts sur l’homme et la biodiversité, a été découverte sur 90 ha à l’entrée de ses vallées.

Actualités de l'espèce

Actions à mettre en place

  • Suivi de la population et de son succès reproducteur.
  • Extension de la zone protégée des rats ; éradication des dernières poches où la Petite Fourmi de Feu (PFF) persiste après 8 années de lutte.
  • Restauration de son habitat avec le retrait des EEE végétales dont 8 espèces émergentes et plantation de 5000 arbres indigènes ou endémiques.
  • Extension des zones protégées et tests d’innovations pour limiter ces EEE.
  • Éradication des rats sur l’île de Meetia si accepté socialement, et création d’une population de sécurité après classification de 40 hectares en réserve privée.
  • Mise en avant des services écosystémiques rendu par sa sauvegarde et recherche de financements durables, innovants et exemplaires.

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